Agir contre la violence

Comment est née l’idée de ce projet ?

Aujourd’hui, on est soi-disant dans un monde de communication, mais on communique de moins en moins entre êtres humains. Pourtant il y a les mails, les smartphones, les trucs, les bidules, … mais en même temps on ne communique que via internet et on n’écoute plus personne, en fait !
Et nous adultes nous n’écoutons souvent même plus nos propres enfants.

J’aime les enfants ! Qu’ils soient différents ou non des autres enfants. Alors le jour où l’enfant que j’étais a retrouvé dans les mots des enfants qui m’entourent et dans des faits d’actualité des blessures si bien connues le déclic s’est fait. Il s’agit peut-être aussi de photothérapie pour moi et ceux qui regardent le résultat.

Là j’ai compris et voulu trouver une école voulant travailler avec moi sur ce projet afin de prévenir nos petites têtes blondes mais aussi pour que les parents s’interrogent.

Alors encore une fois je remercie l’école privée de Finhan d’avoir joué le jeu en me donnant carte blanche.

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Quels sont les objectifs ?

Notre société nous agresse, nous bouscule, nous inonde d’images violentes et nos enfants sont trop souvent au 1er plan. Du coup ils vivent et reversent ce qu’ils regardent dans des jeux, des comportements malsains et violents.

Je ne dis pas et je ne pense pas que je changerai le monde avec ce projet et l’expo qui a suivi mais j’espère avoir aidé à voir les choses comme nous refusons parfois de les voir.

Si déjà les parents et les enfants qui ont participé et/ou vu l’expo changent des petits détails de leurs vies, de leurs comportements et s’écoutent plus je pense que j’aurai porté ma petite contribution à ce changement.

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Comment ces images ont-elles été réalisées ?

Les images ont été réalisées après plusieurs mois et plusieurs interventions au sein de l’école. Il fallait que je les observe, que je les écoute et que je comprenne leur monde scolaire pour pouvoir réaliser mes clichés. Puis surtout il fallait que nous nous fassions confiance mutuellement pour travailler sans tabou et sans timidité. Certes j’avais un atout mes petits bouts sont scolarisés dans cet établissement mais bon je ne connaissais pas la totalité des enfants.

Nous avons réalisé, je dis-nous car j’ai eu une maman comme assistante, des séances en extérieur et en lumière naturelle de façon très simple mais nous avons aussi réalisé des photos en studio. Pour celles en studio j’ai fait venir tout le matériel car il était hors de question de faire déplacer tous les enfants.

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Cela n’a pas dû être facile avec des enfants…

Je tiens à vous rassurer ainsi que vos lecteurs aucun enfant n’a été maltraité et au contraire nous avons fait les clowns plus d’une fois.

Mais j’avoue que cela n’est pas simple car pour eux sortir de la classe et laisser des petits camarades en cours est signe de récréation il faut donc les cadrer tout en les laissant libres de s’amuser et de prendre du plaisir.

Puis travailler avec des enfants entre 5 et 12 ans c’est du sport mais cela fut si enrichissant que franchement je leur tire mon chapeau d’avoir pu ainsi se plier à mes demandes… le mérite leur revient. Et entre nous lorsque je revenais et que certains venaient faire un bisou, un câlin ou me demandaient « Tu reviens quand ils nous tardent ? » ça valait de l’or.

Projet photo : la violence

Comment pouvons-nous aider ce projet ?

Déjà en diffusant le lien du site internet « Agir contre le harcèlement » crée dans le cadre de la campagne « Agir contre le harcèlement à l’École », par le ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, qui s’est engagé à favoriser une école « bienveillante.

Ce site est une mine de ressources destinées à sensibiliser les élèves, mais aussi les parents et le personnel encadrant afin de briser les tabous et la loi du silence. On y trouve notamment des clips vidéo et des dessins animés destinés aux écoliers, des conseils pour les victimes et leurs parents, ainsi qu’aux témoins pour réagir de manière appropriée. Il y aussi un guide de prévention de la cyber violence pour prévenir le phénomène et le traiter le cas échéant que je conseille vivement aux parents.

Puis avant tout remettre les valeurs morales à tous les niveaux, être modéré, aimez et aidez nos enfants. Sans oublier de donner le bon exemple sans causer du tort à autrui … Cela n’est plus évident de nos jours et dans notre société , pourtant il y a moyen de renverser cette banalisation et de remettre de l’ordre dans cette violence improbable.
Que chacun fasse un premier effort, puis un autre…

PicMonkey Collage 2

Qui se cache derrière « Douceur du temps » ?

Je ne me cache pas vraiment même si j’avoue aimer la discrétion pour vivre simplement et heureuse.

Sinon pour répondre à la question je m’appelle Laurence, photographe passionnée par les gens de 35 ans. Mais aussi maman d’un futur batteur de 9 ans1/2 et d’une princesse aux pieds nus de 6 ans ½ et une femme amoureuse depuis plus de 16 ans. J’exerce ma passion qui n’est autre que mon métier en Tarn et Garonne dans ma jolie région de Midi Pyrénées.

Un dernier mot ?

Pour le dernier mot je cite une phrase que j’ai d’ailleurs sur mon site et qui est d’un homme que j’admire de par son talent photographique que par ses qualités humaines et qui me représente dans ma façon de travailler avec mon boitier :

En photographie, ce n’est pas le photographe qui est important.
Yann Arthus Bertrand

dt-photography

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4 Commentaires

  1. Il faut ce battre contre cette violence que les enfants rencontrent dans nos écoles et ce projet photo est une bonne idée. Il faut ouvrir les yeux et lutter.

  2. je trouve aussi que cette initiative est une très bonne idée, la photographie est dans ce cas particulier (comme dans beaucoup d’autres en réalité) le vecteur le plus percutant! Bravo!

  3. des photos très fortes et parlantes sur un sujet encore tabou et tellement banalisé.
    très joli projet.

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