Découvrez aujourd’hui la talentueuse photographe de mariage et portraits : Caroline Vidal, qui nous offre des réponses généreuses, des images sublimes et une personnalité attachante…

Ton histoire. Qui es-tu ?

Je m’appelle Caroline, j’habite près de Montpellier et je jongle constamment avec les casquettes de photographe de mariage/portrait, gérante de société de transports et maman (ma préférée).

Fille unique, j’ai grandi au-dessus du commerce familial. En revenant de l’école, j’avais l’habitude de papoter avec les clients et, un peu plus tard, j’aidais régulièrement mes parents à la caisse. J’ai donc rapidement eu le sens du contact.

A 16 ans, suite à un grand écart facial réussi (petit défi que je lui avais lancé), je n’ai plus quitté celui qui allait devenir mon mari. 26 ans plus tard (dont 18 de mariage), nous formons une chouette tribu avec nos 3 enfants (2 garçons, 1 fille).

Après un bac scientifique, j’ai enchainé avec un diplôme de gestion/comptabilité/finances menant à l’expertise-comptable, puis je me suis ravisée en passant une licence de droit administratif pour tenter les concours de la fonction publique. Mais lorsque mes enfants sont nés, j’ai tout mis entre parenthèses pour vraiment profiter d’eux à 100%.

C’est en 2005 qu’avec mon mari je saute le pas de l’entrepreneuriat en créant une société de transports pour laquelle je m’occupe de toute la partie administrative/gestion/compta. Comme je travaille à domicile, ça me permet d’aménager mes horaires comme bon me semble, de continuer à profiter de mes 3 canailles et d’avoir aussi du temps pour moi.

Tu la vois arriver la suite ? ;)

Photo de couple au bord d'une falaise, une image romantique et colorée !

Comment aimes-tu te décrire ?

Je suis gourmande, un poil têtue, souvent râleuse (quoiqu’en vieillissant, je m’assagis), franche, avec un caractère entier (une vraie méditerranéenne, en somme).

J’écoute de la musique toute la journée. il n’est pas rare de me trouver en train de danser et chanter à tue-tête dans mon bureau (rien de tel pour évacuer les tensions ^^ ).

J’ai aussi un côté ourse solitaire qui m’est indispensable mais qui me joue parfois des tours. De nature indépendante, je mène ma barque et vais toujours essayer de trouver une solution par moi-même plutôt que de demander de l’aide (mais je me soigne… enfin j’essaie).

Je parle beaucoup/vite/fort (aucune mention inutile à rayer) et si, sur un mariage ou une séance, tu me vois regarder derrière moi toutes les 3 secondes, c’est normal, je suis maladroite ascendant cascadeuse :P

Un portrait colorée d'une jeune femme allongée sur le sol après avoir joué avec de la peinture !

Comment la photographie est entrée dans ta vie ?

Comme dit plus haut, je suis fille unique. Mes parents ont de nombreux albums photos de moi et j’ai grandi en les feuilletant, entretenant ainsi le souvenir de ces moments. C’est donc tout naturellement que je me suis mise à photographier mes enfants dès leur naissance (avec un petit compact numérique Canon).

Et puis un jour de 2007, je suis tombée par hasard sur le blog de Tara Whitney et, de lien en lien, j’ai découvert d’autres photographes américains (Bobbi+Mike, Millie Holloman, The Image Is Found, Jessica Claire…) dont le travail n’avait rien à voir avec les reportages mariage traditionnels ou les classiques photos de famille en studio de l’époque. Ça a été le déclic, c’était ce genre de photos que je voulais faire avec mes enfants !

Dès ce moment, je me suis équipée d’un réflex (CANON 400D) et d’un 50mm f1.4. Entièrement autodidacte, j’ai appris en pratiquant, pratiquant, pratiquant, lisant revues/blogs/forums et dévorant religieusement le contenu des blogs de cette nouvelle génération de photographes.

J’ai photographié mes enfants (ma petite dernière surtout), puis les enfants de mes amis et les enfants des amis de mes amis. La maman au foyer/gérante de société que j’étais se remettait à sortir, voir du monde, échanger, papoter… et je n’avais jamais réalisé que tout cela m’avait manqué ! C’est comme ça que fin 2008, l’idée un peu folle de photographier le bonheur des autres est devenu une évidence.

Depuis, la photo c’est ma bulle d’oxygène, mon moment rien qu’à moi.

Une mariée et sa file, demoiselle d'honneur. Une image noir et blanc de Caroline Vidal photographe.

Ton style. Portrait ou paysage ?

En toute logique : portrait.

Grâce à la photo, je rencontre des familles et des couples adorables qui m’accordent leur entière confiance et me donnent l’opportunité de partager des bouts de leur vie. Capturer ces instants qui, pour eux, sont précieux, connaître la valeur qu’ils donneront à ces souvenirs dans quelques mois/années, c’est tout cela qui me motive.

Être présente à leurs côtés dans ces moments importants, rire avec eux, être émue avec eux, faire le clown ou un concours de grimaces pour dérider une canaille un peu timide, recoudre le bouton du pantalon d’un marié parce que les mamans viennent juste de mettre leur vernis, voyager à l’autre bout du monde ou dans un tout petit village de France pour une séance, découvrir des cultures et des rites différents, avoir la gorge prise et les yeux embués en écoutant le discours d’un grand frère, courir dans tous les sens pour récupérer le voile d’une Mariée qui s’est envolé, marcher 45mn dans les dunes pour rejoindre LE lieu et se faire harponner par les moustiques, m’allonger par terre parce que la perspective est plus sympa, voir un papillon et penser à la grand-mère disparue d’une de mes Mariée, me faire appeler tata Caroline par les enfants que je photographie régulièrement, ne plus voir Elvis ou Batman de la même façon, cuisiner un riz curry dinde au lait de coco et sourire…

Toutes ces belles aventures, ces émotions, je me les approprie totalement, ce sont aussi mes souvenirs. Et je n’échangerai tout cela pour rien au monde.

(et si jamais la question portait sur le format alors c’est à 65/35 pour le paysage).

Photo d'une famille allongés sur le canapé avec leur petit bébé dans les bras. Une image tendre de Caroline Vidal.

Argentique ou numérique ?

Ça a toujours été numérique.

Bien que j’aime beaucoup le travail de nombreux photographes argentiques (Jonathan Canlas, Ryan Muirhead, Elizabeth Messina…), je n’ai pour le moment pas l’envie/motivation suffisante pour sauter le pas vers l’argentique. Un jour peut-être…

Lumière naturelle et/ou artificielle ?

Naturelle autant que possible.

Habitant le Sud, je bénéficie d’une météo relativement clémente tout au long de l’année. Il ne me reste plus qu’à choisir le bon horaire pour mes séances et, comme la plupart de mes collègues, c’est évidemment la golden hour que je préfère. J’aime par-dessus tout cette douce lumière de fin de journée, les tons chaleureux qu’elle dégage et les jeux qu’elle me permet d’avoir.

Pour un mariage par contre, ne le répète pas à mes Mariés mais ce sont les petits nuages blancs mes préférés. Rien de mieux pour une belle lumière diffuse. Et quand le soleil est trop présent, vive les contre-jours !

Bref, je m’accommode au maximum de la lumière ambiante. Mon flash ne prend du service que dans les cas extrêmes. Ce n’est pas un outil-plaisir. Il faudrait que j’apprenne à mieux l’apprivoiser…

Portrait d'une petite fille qui rigole, vétue de blanc comme pour un baptême.

Parles-nous un peu de ta charte graphique, ton logo…

Je souhaitais quelque chose de simple afin que les photos soient mises en avant. Et mon logo, c’est du fait-maison. Ce n’est rien de plus que mon prénom/nom en majuscules dans une police classique.

Comment se compose ton sac photo ?

Je possède :

  • 2 boitiers CANON Mark III avec grip (je zieute le Mark IV)
  • CANON 24mm f1.4 L
  • CANON 35mm f1.4 L
  • SIGMA 50mm f1.4 ART
  • CANON 100mm macro f2.8 L
  • CANON 70-200mm f2.8 L
  • CANON Flash Speedlite 600
  • plusieurs batteries, piles, cartes CF 8Go, cartes SD 32Go (pour le double-slot)

Je me sers de 3 sacs :

  • mon sac Crumpler Fashionista (2016) pour tous mes déplacements train/avion et dans lequel je mets 2 boitiers, 3 objectifs (24mm, 50mm, 100mm), flash, batteries, piles, cartes CF/SD, chargeurs et Macbook Pro
  • mon sac Kelly Moore Juju bag (2010) pour transporter tout mon matériel sur les mariages et qui reste dans le coffre de la voiture
  • mon fidèle et increvable Shootsac (2010) que je garde sur moi avec les objectifs dont j’ai besoin selon que je sois en séance ou reportage

Côté objectifs, mon combo préféré reste le 24mm + 50mm.

Je me sers du 100mm macro pour les alliances/bijoux et les détails en séance nouveau-né, et j’utilise surtout le 70-200mm durant le cocktail. Quant à mon 35mm, il voit rarement le jour. Il m’a toutefois bien rendu service sur un mariage lorsque l’autofocus de mon 50mm f1.2 a rendu l’âme en pleine église. Du coup, je n’ose pas m’en séparer.

Photographie d'un couple le jour de leur mariage. Une image artistique.

quels sont les 3 photographes qui t’inspirent ?

Parce que j’ai toujours aimé voyager et que je n’ai pas assez de temps (et d’argent) pour assouvir toutes mes envies, je voyage par procuration. Carnet de Traverse me fournit régulièrement ma dose d’escapade.

Il y a aussi Steve McCurry. Son compte instagram est un pur concentré de tout ce que j’aime : des portraits… des regards qui te prennent aux tripes… la découverte de nouveaux lieux, nouvelles cultures… une explosion de couleurs… les histoires qui se dégagent ou qu’on se prend à imaginer…

Et dans le monde du mariage, j’aime l’univers intemporel et romantique de Sylvie Gil.

Photo d'un couple à la montagne...

Quel serait le shooting/reportage de tes rêves ?

Vu que mes envies de voyage se font de plus en plus fortes, je dirais la séance ou le mariage qui me permettra de sortir de France pour découvrir de nouvelles traditions/cultures, de nouveaux paysages. Le Japon, la Corée du Sud, l’Indonésie, l’Amérique du Sud, Cuba, notre belle Europe… la liste est longue.

Plus raisonnablement, sans sortir de France, effectuer une séance dans un lieu original/atypique pour la première fois me satisfait tout autant. Comme par exemple, récemment, la petite infidélité faite à mon joli Sud à l’occasion d’une séance day after à Etretat : pur kiff !

Un couple sur les falaises d'Etretat - Photo artistique de Caroline Vidal

Quelles sont tes astuces pour rester créative ?

J’écoute beaucoup de musique (tous styles confondus) et, par conséquent, je visionne pas mal de clips. Je suis aussi des comptes Instagram mode/déco/street/archi/voyage ainsi que des photographes mariage/portrait aux styles différents du mien.

Lorsque je conduis ou que je vais dans un endroit pour la première fois, je cherche toujours le petit quelque chose qui pourrait me servir lors d’une séance (une porte, un mur décrépi, un jeu de lumière, une perspective…). Déformation professionnelle, comme on dit.

Il y a aussi les workshop qui peuvent être un bon reboostant. Et puis, il y a les moments où je déconnecte complètement. Je mets mes réflexes de photographe de côté et je profite simplement du moment présent. Ça me permet de revenir les batteries chargées et de repartir de plus belle :)

Couple qui sort de l'église, le jour de leur mariage.

Ton travail. Préparation de la séance, installation,  post-traitement… que peux-tu nous dire de ton organisation ?

Après un démarrage sur les chapeaux de roues, j’ai frisé le burnout. Au bout de 3 ans, j’ai fini par prendre la décision de travailler de façon différente pour que mon activité photo reste un véritable moment-plaisir. J’ai diminué le nombre de séances portrait durant la saison mariage, j’ai arrêté de travailler les mercredis et dimanches, je suis passée à 2 contrats maximum par semaine. Et surtout, je me suis mise à proposer une prestation mariage (engagement + reportage mariage + day after) qui me correspond parfaitement. Alors, forcément, cette approche ne convient pas à tout le monde mais elle a le mérite de me permettre de travailler comme j’aime le faire, avec des personnes qui partagent le même état d’esprit et souhaitent prendre le temps pour leurs photos. Tout le monde est content/gagnant :)

Mon petit bonheur ultime, c’est lorsque de vrais liens d’amitié se créent. Je me régale alors encore plus à revoir mes p’tites familles et mes p’tits amoureux (que ce soit pour une séance ou juste pour un resto-papotes).

Côté organisation, je débriefe en amont par mail/téléphone/skype aussi souvent que nécessaire. Pour les séances, je conseille sur les tenues, les lieux, les horaires. Pour les mariages, je conseille sur le timing parfois trop tendu, l’importance de la lumière (pour les cérémonies en extérieur, par ex.). Et je reconfirme tout 2-3 jours avant la prestation.

Côté workflow, après avoir sauvegardé mes raw, j’effectue ma sélection sur Photo Mechanic. C’est pour moi la partie la plus longue car je suis une éternelle indécise. Je fais une première sélection en marquant toutes les photos réussies, puis je repasse parmi celles-ci pour écrémer et ne garder que le meilleur. Il n’est pas rare que je fasse un 2nd écrémage.

La sélection définitive est ensuite traitée dans Lightroom. Pour les mariages, j’aime bien la fractionner par moments : prépas marié, prépas mariée, first look, mairie, cérémonie religieuse/laïque, déco, cocktail, groupes, couple.

Lorsque j’ai terminé le post-traitement de la sélection, je l’héberge dans une galerie privée aux formats HD et basse définition. J’utilise Zenfolio depuis fin 2013. Cela permet à mes clients de partager leur galerie avec leurs familles/invités et ça me sert également de sauvegarde supplémentaire en plus des sauvegardes sur disques durs externes.

Ton travail. Quelle est ta photo préférée à ce jour ?

Pour chaque séance portrait, chaque mariage, il y a toujours 1 photo qui me marque plus que les autres et qui va me servir à ancrer/synthétiser l’événement dans ma mémoire. Ce peut être la marque d’une larme sur la joue d’une Mariée, l’émotion d’un papa, le fou rire d’une canaille faisant des pitreries, le regard de 2 amoureux après avoir dit oui, un joli endroit que je découvre, un paire de chaussures que je jalouse, une réflexion dans une flaque d’eau parce qu’il a plu une bonne partie de la journée…

Alors me demander de choisir ma préférée parmi toutes mes préférées, c’est clairement mission impossible pour moi ! (rappelle-toi que je mets un temps fou à faire mes sélections ^^ )

As-tu des projets en préparation, ou réflexion ?

Ces 3 dernières années, suite à quelques soucis de santé (pas pour moi mais pour mon vieux mari plus sous garantie), j’ai considérablement ralenti mon activité photos. J’ai délaissé mon blog, les réseaux sociaux et me suis concentrée sur ma petite famille et les clients qui ont continué à me faire confiance. J’ai vécu de belles choses mais, après 5 premières années intensives, ce rythme plus lent n’était pas pour me déplaire. Ça m’a fait un bien fou de me recentrer sur l’essentiel… me ressourcer…

Aujourd’hui, j’ai un mari qui pète la forme, des enfants qui me dépassent (sauf la dernière, faut pas pousser non plus!) et l’envie de relancer la machine. Alors je reviens doucement, notamment en mettant à jour mon blog tout poussiéreux.

Je ne sais pas trop ce que me réserve 2017. J’ai de jolis mariages prévus, des séances portrait avec des familles chères à mon cœur qui se profilent et un peu plus de temps libre que par le passé alors je crois qu’il est enfin temps de mettre en place des choses qui – photographiquement – me font envie depuis longtemps. A suivre…

Des mariés à vélo. Une image intemporelle et romantique.

Mieux te connaître. J’aime / J’aime pas.

J’AIME

  • ma tribu
  • la soupe au pistou de ma maman, la cuisine japonaise, les millefeuilles, la crème de marrons, les carensac et les karaneige (je ne te prends pas en traître, j’ai précisé gourmande un peu plus haut :P )
  • faire ma compta la musique à fond en tapant en rythme sur le clavier (si, si :D )
  • passer des heures sur wikipedia à naviguer de lien en lien pour en apprendre plus sur tout et n’importe quoi
  • péter un plomb en parlant avec des voix bizarres

J’AIME PAS

  • avoir les pieds froids
  • nettoyer les vitres
  • les décharges électriques systématiques l’hiver quand je touche un objet ou une personne
  • répondre au téléphone quand ce n’est pas prévu
  • l’hypocrisie

Comment te vois-tu d’ici 5 ou 10 ans ?

J’ai toujours entendu mon papa dire « quand je serai à la retraite, je ferai ci, je ferai ça » et il est parti à 59 ans. C’est surement un peu pour cela que j’ai du mal à me projeter, en tous cas aussi loin que 5 ou 10 ans. Je pars du principe qu’on ne sait pas de quoi demain sera fait (la vie me le démontre tous les jours) alors je profite des miens et de ce que j’ai au jour le jour.

Il y a 10 ans, je n’aurais jamais imaginé devenir photographe et il y a 5 ans, je frisais le burnout. Qui sait, dans 5-10 ans on aura peut-être tout plaqué pour partir vivre à l’étranger, ou bien j’aurai ouvert un studio ou un restaurant, ou je serai professeur de fitness hahaha

Tant que nous sommes en bonne santé tous les 5, je suis prête à relever les challenges et suivre le chemin que la vie nous prépare.

ton conseil pour les photographes qui nous lisent :

« It never gets easier you just get better. »
  Ça ne devient jamais plus facile, tu deviens simplement meilleur.

Ça ne s’applique pas qu’à la photo, c’est valable dans tous les domaines. Mais j’aime bien cette citation parce qu’elle sous-entend plein de choses : la pratique, les erreurs, les up, les down, les rencontres… en avançant et en cherchant à se dépasser, le meilleur reste forcément à venir. Alors comme disent les ricains « get shit done », fonce !

Logo Caroline Vidal photographe

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3 Comments

  1. Superbe interview!! Un de mes premiers coups de coeur photo à mes debuts. C’est bon de lire tous ces mots ces emotions et d’en apprendre un peu plus sur la belle personne qui signe toujours de magnifiques photos. BRAVO

    • Oh merci Babouchka ♥
      Ça n’a pas été facile mais je l’ai fait avec sincérité :)
      Merci encore à Rachel !

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